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Vendredi 18 mars 5 18 /03 /Mars 23:04

- être submergée par vagues de copies dont on ne voit pas le bout...

 

- établir des stratégies de guerre doublées de calculs dignes des meilleurs mathématiciens lors des mutations (tout y passe : addition, soustraction, division, multiplication mais aussi probabilités, statistiques, corrélations et extrapolations...)

 

- écouter et conseiller de jeunes adolescentes face à leurs petits problèmes d'adolescentes (hypocrisie, accrochages, peines de coeur...)

 

 

Oui, être prof, c'est un peu être un couteau suisse. Multi-fonctions, j'vous dis!! Et c'est ça qui est bon!

Par les petits papiers de Romane - Publié dans : Métier : prof - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Dimanche 13 mars 7 13 /03 /Mars 16:19

Je prends enfin le temps en ce dimanche plein de grisaille de vous parler du dernier combo livre-adaptation ciné auquel je me suis intéressée.

 

Je crois ne pas me tromper en disant que toujours, j'ai préféré les livres aux adaptations cinématographiques, et cela peu importe la version vue ou lue en premier lieu. Du Seigneur des Anneaux, où j'avoue avoir vu le premier film avant de lire le premier tome, jusqu'au Liseur et La nostalgie de l'ange, les films me paraissent toujours bien ternes et pas toujours très bien adaptés face aux romans...

 

Auprès de moi toujours ne fait pas exception.

J'ai commencé par voir la bande-annonce du film, il y a qq semaines. J'ai décidé ensuite de lire le roman de Kazuo Ishiguro avant la date de sortie du film. Et c'est ce que j'ai fait, achevant les dernières pages le mardi soir, courant voir le film le mercredi soir.

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/0/9/1/9782848930190.jpgLe roman, d'abord.

 

"Je m'appelle Kathy H. J'ai trente et un ans, et je suis accompagnante depuis maintenant plus de onze ans."

Voilà la première phrase de ce livre. Qu'est-ce qu'une accompagnante? Pourquoi ne donner qu'une initiale? Les premières questions apparaissent, sans réponses. S'en suit le récit de Kathy, décrivant d'un ton égal sa vie et son passé, d'abord à l'école d'Hailsham, puis aux Cottages, en compagnie de ses deux grands amis, Ruth et Tommy.

 

Lorsque je dis d'un ton égal, c'est effectivement ce qui m'a marqué dès le début. Très peu de sentiments, de subjectivité, et beaucoup de description dans les fait, comme si Kathy H. s'était posée comme intention d'être la plus précise et objective possible sur ses souvenirs. Non pas pour chercher à comprendre quelque chose ou dénouer un mystère comme dans une enquête policière, mais juste pour coller à la vérité des faits, semble-t-il.

C'est comme cela que nous sont distillées d'infimes informations sur la situation, sur l'identité et la fonction des personnages. Car ce roman s'avère être un roman d'anticipation : Kathy, Tommy, Ruth et tous les élèves d'Hailsham sont des clones, des incubateurs d'organes destinés à leur modèle. Ces mots n'apparaissent pourtant pas dans l'histoire (ou alors 1 fois peut-être, à vérifier) et c'est là toute la force du livre...

 

Si durant les premiers chapitres, l'absence d'action concrète et d'explication peut destabiliser et mener à une impression d'ennui, la tendance s'inverse en 2e partie, et plus particulièrement vers la fin du livre, lorsqu'on comprend en quelques pages à la fois le passé de Kathy, son rôle et son comportement, mais aussi la portée de l'histoire, ce qu'elle implique pour ses personnages et surtout ce qu'elle signifie dans notre vie actuelle. Et en fermant le livre, c'est tout notre monde qu'on remet en question.

 

Je n'en dirais pas plus sur le contenu, mais je peux assurer qu'on ne peut pas sortir indemne de cette histoire et de l'angle par lequel elle est abordée. La passivité, l'objectivité, la longueur deviennent les qualités d'un récit au service du message qu'il transmet. Un grand livre, un grand roman, et de grandes questions qui bouleversent.

 

 

 

http://3.bp.blogspot.com/_2YZRP9I83x8/TUllyU5CUVI/AAAAAAAAARY/clQ2wfxMee4/s1600/Never-Let-Me-Go-movie-poster-1.jpgLe film, ensuite.

 

Erreur que j'ai peut-être faite : ne pas prendre le temps de digérer et d'oublier un minimum le livre avant d'aller voir le film. Néanmoins, d'un point de vue purement objectif, on ne peut enlever à cette adaptation la fidélité à l'histoire et à la forme de transmission du message.

On y retrouve le point de vue objectif, bien qu'un peu moindre, le rythme lent, la photographie très bonne, la narration par Kathy H. Malheuresement, les informations ne nous sont pas distillées avec autant d'implicite que dans le livre. Les sentiments des personnages sont un peu trop claires, trop rapides, trop exacerbés à mon goût. Et d'un point de vue subjectif, je n'aurais pas imaginer Hailsham comme Romanek l'a fait. Mais peu importe, car l'essentiel y est : le questionnement et la tragédie qui se cache derrière l'histoire.

 

La condition nécessaire à la réussite d'un tel film passe forcément par la qualité des acteurs choisis. Si les acteurs ne sont pas crédibles pour un film d'une telle portée, alors le message n'a que très peu de chance de toucher le public. Ici, on n'aurait pu rêver meilleurs acteurs.

Carey Mulligan dans le rôle de Kathy H., Andrew Garfield dans le rôle de Tommy (et Keira Knightley dans le rôle de Ruth, moins performante mais correcte) incarnent avec une sensibilité, une grâce et une justesse exceptionnelles leur rôle respectif, nous démontrant l'espace de ce film qu'ils sont les acteurs les plus talentueux de la jeune génération (An education et Boy A. nous l'avaient déjà montré mais mieux vaut 2 fois qu'une!). Leurs regards, leurs sourires sont emprunts de la mélancolie de l'histoire et de son cadre. Tout est sobre, élégant, innocent et terriblement vrai. Une réussite, donc.

 

 

Conclusion : lisez ce roman et allez voir ce film

Par les petits papiers de Romane - Publié dans : Bouquins - Communauté : Indépendant avant tout
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Jeudi 3 mars 4 03 /03 /Mars 01:18

Hier, j'ai fini de lire Auprès de moi toujours (Never let me go), de Kazuo Ishiguro. Le film est sorti aujourd'hui en salle, et je voulais lire ce livre avant. Je rentre du cinéma et promis, je vous raconterais mes impressions sur le livre, sur le film et tout ce qui va avec dans un prochain post.

 

Mais là, j'ai juste envie de publier une petite citation d'Oscar Wilde. Aucun rapport avec ce que je viens de dire plus haut, si ce n'est qu'en rentrant du film, pour me changer les idées, dans le métro, j'ai entamé Le Portrait de Dorian Gray. Pour être exacte, j'ai entamé l'introduction de Pascal Aquien du bouquin, qui cite un extrait du chapitre II. Et voici une phrase qui résonne encore :

 

 

"... chacune des pulsions de l'âme et du corps que nous essayons d'étouffer nous travaille et nous empoisonne..."

 

 

 

Je vous laisse méditer.

 

Bonne nuit.

Par les petits papiers de Romane - Publié dans : Bouquins - Communauté : Intime et décalé
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Mardi 1 mars 2 01 /03 /Mars 15:54

Aujourd'hui, article niaiseux s'il en est. En fait, j'aurais dû l'écrire hier, mais faute de temps (train, concert...), c'est finalement cet après-midi que je vais décrire ce rêve idiot qui m'a complètement remuée, et qui me remue encore.

 

Petit résumé de la situation actuelle : au boulot, je m'entends très bien avec une bonne partie de mes collègues. En particulier avec l'un d'entre eux. Je ne vais pas vous faire un dessin, il me plaît, c'est un fait. Petit couac : il est bien entendu casé, et bien casé : pas marié, certes, pas d'enfants, mais tout de même assez en couple pour que je passe mon chemin. Le problème, c'est qu'il est toujours difficile de passer son chemin quand de réguliers panneaux lumineux, clignotants voire sonores jalonnent votre route pour vous le signaler!!!

Enfin, bref, le voir quasi tous les jours n'aide pas. C'est là que les vacances sont d'un très grand secours : on oublie le boulot et les collègues qui vont avec, on se vide la tête, on fait de nouvelles rencontres... ON OUBLIE TOUT.

 

Du moins on essaie. Parce que, de temps en temps, quand votre subconscient s'y met en pleine nuit, on a beau essayer, rien n'y fait.

 


Je ne rêve pas beaucoup. Enfin je devrais dire que je ne me souviens que rarement de mes rêves. Il y a 3 exceptions à cela (4 maintenant). Des exceptions dont je me rappelle toujours, des années après, qui m'ont réellement marquées non pas par leur réalisme, non pas par leur histoire, mais par ce que j'en ai RESSENTI. Je parle de sentiments et de sensations physiques qui restent comme imprimés dans votre esprit mais aussi sur votre corps, comme si chaque organe concerné, votre coeur, votre peau avaient leur propre mémoire. Le rêve d'avant-hier soir en fait parti.

 

Dans le contenu, rien d'exceptionnel, je chahute avec ce collègue, à propos d'un livre illustré ou d'un catalogue qu'il tient en main et qu'il refuse de me montrer. Il me taquine, tient ce livre en l'air, bien haut, et me provoque pour que je vienne le chercher. Il est grand mais moi aussi. Je tends mon bras, essaie de l'atteindre, finit par me coller à lui pour le faire plier, le destabiliser, ce qui finit par fonctionner. Il baisse son bras mais le tient tendu, pendant que son autre bras s'attarde sur ma taille. Je finis par atteindre le livre, il le lâche et je peux enfin le feuilleter et voir ce qu'il contient. Mais il me tient toujours contre lui, m'entourant cette fois-ci fermement la taille du bras. Je reste tout contre lui, incapable de bouger, à feuilleter sans plus vraiment prêter d'attention à ce que je vois, mais tentant vainement de converser sur les images. Il ne répond pas, pose son menton sur ma tête, puis effleure mes cheveux de ses lèvres. Et je me réveille.

Dès le moment où son bras enserrait ma taille, j'ai senti, de manière aussi intense que si j'étais éveillée, mon corps répondre. Mon coeur s'est mis à battre de plus en plus fort, au point presque de bondir hors de ma poitrine. Et je crois qu'au final, c'est ma peur viscérale qu'il le sente, dans mon rêve, qui m'a réveillé. Et dès que j'ai ouvert les yeux, j'ai senti mon coeur continuer à battre sur le même rythme que dans mon rêve, j'ai senti la chaleur qui m'avait envahie, ma peau elle-même ressentait encore son contact.

 

Ce genre de rêve me perturbe toujours. Non pas par son contenu, somme toute bien banal, et qui finira par me passer. Mais la réaction physique à un rêve, si intense, si vivace et si rémanente... Heureusement que je n'ai pas ce genre de rêve plus souvent!!

 

 

Par les petits papiers de Romane - Publié dans : Pensées idiotes - Communauté : Intime et décalé
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Dimanche 27 février 7 27 /02 /Fév 23:12

Samedi soir. Soirée décompression avec une copine. Direction un bar-boîte tout petit, réputé pour trier sa clientèle selon l'âge : jeunes minets, s'abstenir. Tant mieux, parce que rencontrer des gamins de l'âge de nos élèves, ça arrive déjà trop souvent ailleurs!

 

On se décide à bouger sur la piste, et à profiter de notre soirée, même si ce soir, en dépit du monde présent, peu de personnes remuent sur la mini-piste. Après un certain temps, approche d'un mec vers ma copine, on le nommera S., qui discute, sympathise avec nous, à l'air très correct, etc... A côté de lui mais un peu à l'écart, son pote, qu"on nommera B, qui le surveille bien, à l'air un peu fermé, pas très remuant. Après discussion, il s'avère que nous sommes en face de 2 mecs de 28 ans, ingénieurs, très sympathiques, visiblement bien sous tous rapports. Nous ne nous méfions pas, continuons à rire avec eux. S. poursuit sa petite drague gentillette sur mon amie, puis finit par s'éclipser aux toilettes. B. en profite pour venir vers moi, l'air très sérieux et me glisser une info à l'oreille :

 

"Ecoute, il n'a pas raconté de conneries j'espère?

- Euh non, enfin je ne sais pas, quel genre de connerie?

- Ben il est fiancé et sa copine est enceinte de 5 mois.

- T'es sérieux?

- Ecoute, quand il revient, tu lui en parles, tu verras comment il réagit."

 

Effectivement, après discussion : "ah ben oui, oui, ce sera une petite fille, elle est prévue pour début juillet".

 

Et paf.

 

 

 

Quand on pense que ma soeur est enceinte de 7 mois, difficile de ne pas s'imaginer mon beau-frère dans la même situation. Je ne suis pas sa femme, et pourtant, si j'apprenais qu'il allait danser et dragouiller des nanas pendant que ma soeur reste tranquillement à la maison, je crois que je lui casserais la gueule. :D

 

A côté de ça, ces 2 mecs là étaient très sympas. On ne se méfie jamais assez. Cf mon titre.

Par les petits papiers de Romane - Publié dans : Pensées idiotes - Communauté : Intime et décalé
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